Produits de ménage, de soin, de bricolage ou de jardinage, un vrai cocktail de micropolluants: quels produits choisir et à quelle dose?

Les effets des micropolluants dans les produits courants sont sous-estimés (photo Thinkstockphoto).

Les effets des micropolluants dans les produits courants sont sous-estimés (photo Thinkstockphoto).

Vaisselle, lessive, ménage, cosmétiques, soins du corps, médicaments, désinfectants (biocides), bricolage, jardinage… la plupart des produits que nous utilisons pour nos tâches quotidiennes contiennent des substances synthétiques qui finissent dans les canalisations. Quant aux substances qui parviennent directement sur le sol lors des travaux de bricolage et de jardinage, elles contaminent les cours d’eau et notre eau potable.

Il y a ainsi des milliers de substances artificielles qui polluent nos eaux, chacune à une très faible concentration (de l’ordre du microgramme ou du nanogramme par litre). Voilà pourquoi on les appelle des «micropolluants».

On ignore les effets conjugués que peut avoir un tel cocktail de substances synthétiques à long terme, que ce soit sur les écosystèmes aquatiques ou sur les êtres humains. L’omniprésence des micropolluants est restée longtemps sous-estimée, faute de moyens de détection assez sensibles. Ils ne sont pas tous identifiés et leurs effets sur l’environnement sont mal connus (perturbateurs endocriniens).

Comment agir?

Pour protéger nos eaux contre les micropolluants, je peux agir:

  • Je réduis les micropolluants à la source, c’est-à-dire que j’évite de les acheter et de les utiliser
  • Je choisis des produits avec un écolabel
  • A chaque lavage, j’essaie de diminuer la dose du produit jusqu’à trouver la quantité minimale qui convient
  • Je lave moins souvent mes vêtements (je les aère pendant une journée avant de les remettre) et je fais tourner la machine seulement quand elle est pleine
  • Je me passe de l’adoucissant
  • Je renonce au bloc-W.C. qui libère constamment des micropolluants ainsi qu’au spray désodorisant malsain à respirer
  • Pour bricoler et peindre, je privilégie les produits d’origine naturelle et les peintures à l’eau avec écolabel
  • Je ne jette jamais les restes de peinture, solvant, décapant, huile, essence dans les W.C. ou dans une grille d’égout. Je les rapporte au point de vente ou dans une déchetterie.
  • Je consulte régulièrement le site www.energie-environnement.ch

 

Doucement la dose! C’est pour l’environnement et surtout pour ma santé car je limite au maximum les substances synthétiques que je respire, avale ou mets en contact avec ma peau.

 

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