Témoignage. Marie-Claude Ischer, médiatrice et formatrice d’adultes, rejoint le conseil régional comme laïque bénévole.

Marie-Claude Ischer : « J’essaie d’être artisane de paix ».

Quelles convictions vous portent dans la vie?

Marie-Claude Ischer : Dès l’adolescence, j’ai remarqué que j’avais une facilité à entrer en relation. Je me suis donc résolument tournée vers les autres et j’ai acquis des outils qui favorisent le lien. Je me sens porteuse d’espérance et j’essaie de la transmettre. Ma foi est nourrie par la Parole et la prière communautaire. Depuis une dizaine d’année, je fais aussi partie de la Fraternité spirituelle des veilleurs. Elle m’encourage fortement à servir le Christ là où je suis. Les Béatitudes que nous répétons chaque jour à midi transforment mon quotidien. Notre règle d’or est la joie, la simplicité et la miséricorde : j’ai envie de la vivre dans les relations concrètes. J’essaie d’être artisane de paix dans mon travail comme dans mes activités privées.

 

A l’aube de votre engagement au Conseil régional, comment voyez-vous la Région Lausanne – Epalinges?

Pour l’instant, je connais la Région surtout par la lorgnette de ma paroisse La Sallaz – Les Croisettes. Je suis heureuse qu’il y ait une grande richesse d’offres dans les différents lieux d’Eglise. Cette offre sait déjà s’adapter et devra certainement encore le faire. La Bonne Nouvelle se transmet de manières variées, mais il faudra mettre des priorités. Il y aura des difficultés relationnelles qui surviendront avec la diminution des forces, nous devrons prendre soin de cela. Mon travail au Centre d’accueil MalleyPrairie m’a appris à faire ce qui est possible, sans toujours atteindre l’idéal. Il y a une tension entre l’idéal et la réalité, il faut écouter et discuter de cette tension.

 

Qu’est-ce que vous appréciez le plus dans l’Eglise?

J’apprécie la richesse des offres, la qualité des réflexions et des remises en question avec des formateurs compétents. J’aime partager le vin et le pain et méditer la Parole. J’aime la convivialité, l’entraide et le respect des différences. J’apprécie particulièrement le partage des moments heureux et douloureux. Car pour moi, l’important est l’attention continue à l’ordinaire : c’est là qu’on rencontre l’autre.

 

Riche de vos expériences professionnelles, qu’aimeriez-vous dire à l’Eglise d’améliorer ?

Mes expériences m’amènent à être toujours plus humble face aux réformes. Il faut se mettre ensemble autour d’une table et réfléchir, écouter et prendre soin les uns des autres. Echanger prend du temps, mais c’est un investissement. Ensuite il faut bien sûr prendre des décisions et être particulièrement attentif à la communication. Nous avons besoin de bienveillance partagée. Et de rester conscient que le Christ nous précède toujours.

– G.D.