Dimanche 10 juin 2018

Esaïe 40,6-8


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Proclame encore: « Toute vie n’est que de l’herbe, gracile et fragile comme la fleur des champs: Que le souffle du Seigneur se lève, la voici changée en foin. Mais la Parole de notre Dieu tient droite à jamais. » « Comme l’herbe… »: la chanson « Les trois cloches » de Gilles… « Que prêcher? » demande le prophète. C’est dangereux pour lui de passer pour défaitiste ou subversif en annonçant à Babylone que sa gloire dynastique est éphémère comme la végétation de ses jardins suspendus. Le vent d’est, le sirocco, ce sont les Mèdes et Perses de Cyrus! Mieux vaut une image – codée – innocente dans la bouche de modestes déportés… Mais la fleur séchée porte des graines oubliées, ouvertures vers l’avenir! Cette Parole « qui tient debout » (v. 8) et sa puissance de changement se révèle dans la mission de Jésus, l’Envoyé qui envoie. C’est par sa mort – et toutes les morts symboliques que doivent endurer ses envoyés – que la graine de l’Evangile, tombée en terre, germe et fructifie. Antithèse de ces lauriers empoussiérés, gagnés au temps de leur verdeur par des sportifs, qui reposent dans des vitrines d’arrière-salles d’auberges communales pour l’éternité… de la gloire d’un monde qui passe.


Prière: « Il en établit douze pour être avec lui et pour les envoyer prêcher avec pouvoir de chasser les démons. » (Mc 3,7-19) « C’est pour une couronne périssable que les athlètes concourent. Mais nous, c’est pour une couronne impérissable que nous luttons. » (1 Co 9,24-27)  

Référence biblique : Esaïe 40, 6 - 8

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