L’Esprit sainf, à l’église Saint-François à Lausanne, présente un projet artistique d’une grande profondeur autour d’une œuvre encore jamais exposée de l’artiste Zaric, du 5 mars au 8 juin. Avec la participation de plusieurs artistes, musiciens, danseurs, photographes et conférenciers.

A gauche, le graffiti du 3e siècle retrouvé à Rome se moque d’« Alexamenos adorant son Dieu » (image LDD), et, à droite, l’affiche du projet laisse entrevoir l’œuvre de Zaric sur la Passion du Christ (graphisme Platebandes).

En 2016, l’association l’Hospitalité artistique s’est approchée du sculpteur lausannois Nikola Zaric (1961-2017) pour l’inviter à réaliser le prochain projet artistique à Saint-François qui devait être inspiré par les récits bibliques la Passion du Christ. Nous lui révélions alors la résonance qui existait entre son œuvre artistique et le graffiti dit «d’Alexamenos» datant du 3ème siècle et retrouvé à Rome lors d’une fouille au 19ème siècle.

Une œuvre réalisée avant sa mort

Le graffiti est probablement une raillerie, où son auteur se moquait de la foi chrétienne en représentant un esclave adorant un crucifié à tête d’âne. Zaric, atteint dans sa santé, a dû renoncer à ce projet. Toutefois, avant sa mort, l’artiste réalisa – sans mot dire – un petit bronze à partir du graffiti. Une dernière œuvre encore non dévoilée au public et qui sera exposée dans le chœur de l’église Saint-François surmontée d’une frise de photos détaillant le mouvement du Christ en croix.

Zaric a sculpté le crucifié, tel un danseur, aussi l’association a reçu cette sculpture inattendue comme une invitation à entrer dans la danse et prolonger le mouvement initié par l’artiste. Plusieurs artistes ont accepté l’invitation. Ils ont en commun un travail subtil, délicat et fin qui sied bien au propos de la croix.

«Passions Zaric» se déroulera du 5 mars au 8 juin 2019. Le visiteur pourra découvrir la sculpture de Zaric, se laisser interroger par une installation évolutive de Simon Rimaz; assister à des performances de danse, écouter la musique et la voix délicate de Susanne Abbuehl et lire «L’éternité ainsi de suite» que Marion Muller-Colard a écrit après avoir découvert l’atelier de l’artiste définitivement absent. L’œuvre de Zaric sera le sujet d’une série de conférences, de soirées de présentation et infusera une série de prédications lors des cultes du samedi 18h à Saint-François.

Vernissage

Mardi 5 mars à 19h30. Lecture publiques d’extraits de «L’éternité ainsi de suite», de Marion Muller-Colard. Lecture par l’auteure et musique de Sara Oswald (violoncelle).

Plus d’info

Tout le programme sur www.sainf.ch (dès le 1er mars).

Télécharger le flyer «Passions Zaric» avec programme.