Avec l’urbanisation, les zones naturelles ont tellement régressé qu’une manière responsable d’entretenir son jardin (ou même son balcon) aide la nature à reprendre souffle. Quelques astuces.

Un jardin qui favorise le retour de la biodiversité (photo Thinkstock)

Un jardin qui favorise le retour de la biodiversité (photo Thinkstock)

Sous la pression de l’urbanisation et du cloisonnement des propriétés, les coins de nature entre les zones habitées régressent. De plus, l’intensification de l’aménagement des jardins limite la biodiversité. La Charte des Jardins est un engagement moral en faveur du développement harmonieux de la nature au jardin. Par exemple, ne pas tondre le gazon à ras car celui-ci nécessite beaucoup d’arrosage et d’engrais, mais préférer plutôt un gazon fleuri; éviter de nettoyer trop parfaitement le jardin; renoncer aux granulés anti-limaces et aux biocides, opter pour une haie indigène plutôt que pour des thuyas.

La Charte des Jardins est applicable sur n’importe quel terrain, petit ou grand, anciennement ou nouvellement aménagé. Si un jardin est constitué uniquement d’une haie de laurelles, d’un gazon ras et de plantes exotiques, il est toutefois possible de cesser l’utilisation de pesticides et de mettre en œuvre quelques bonnes pratiques. Toute personne peut participer à la Charte des Jardins en consultant et en respectant la charte. www.charte-des-jardins.ch

Mise en pratique:

  • Pour permettre aux fleurs et aux insectes d’accomplir leur cycle de vie, je m’engage à laisser en herbes une surface délimitée de mon jardin que je ne vais pas tondre tant qu’il y aura des petites fleurs.
  • Pour offrir de la nourriture aux oiseaux et à la faune en général, je m’engage à planter dans ma haie et sur mon terrain des espèces originaires de la région.
  • Pour ne pas déranger les oiseaux au nid, j’évite de tailler la haie entre mars et septembre. Lors de la taille, je préserve les fruits.
  • Pour créer des abris pour la faune et favoriser la biodiversité, je m’engage à laisser dans un coin du jardin, toute l’année, un tas de bois, de cailloux, de feuilles mortes ainsi que des espaces d’herbes sèches.
  • Pour ma propre santé et pour préserver la biodiversité, je m’engage à ne plus utiliser de biocides (pesticides). Si besoin, je choisis des produits d’origine naturelle.
  • Pour préserver la vie nocturne, je m’engage à éteindre l’éclairage du jardin lorsqu’il est inutile et je choisis des lampes qui renvoient la lumière vers le bas.
  • Et sur mon balcon, je mets des plantes mellifères, un hôtel à insectes, une vasque d’eau; j’ai ainsi un petit biotope joli à regarder et utile à la biodiversité.

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Les gestes d’aujourd’hui tissent la vie de demain
Face à la détérioration du climat, on se sent très démunis… Or, aussi bien ce que l’on fait… que ce que l’on ne fait pas, a des conséquences. Cette rubrique suggère chaque mois quelques «écogestes», des idées, des actes qui pèsent moins lourds sur l’environnement. Quel rapport avec la spiritualité? Très simple: un peu plus d’être, et un peu moins d’avoir. Tout tient dans ces quelques mots que Jésus lui-même n’aurait pas démentis.Plus d’éco-gestes