La Suisse est le deuxième pays produisant le plus de déchets en Europe: 730 kg par habitant et par an, 2 fois plus qu’il y a 30 ans. Alléger ses poubelles, c’est alléger sa propre vie tout en allégeant son budget de manière efficace.

730 kg de déchets par habitant et par an, c’est trop pour la nature! (Thinkstockphoto)

Comment agir? Le principe des 5 R donne un cadre à notre mode de consommation et remet en question l’ensemble de nos habitudes.

Etat des lieux

La démarche «zéro déchet» est une prise de conscience qui aide à réduire le volume de ses déchets et leur toxicité.

C’est conserver et valoriser chaque ressource, plutôt que brûler, laisser traîner, enterrer. Tendre vers «zéro déchet» pemet de diminuer les dépôts dans l’air, l’eau et les sols, qui menacent la santé de la planète, des hommes, des animaux, des plantes. Cela va donc plus loin que le recyclage.

Chiffres

Chaque année en Suisse: 730 kg de déchets par habitant! La moitié n’est ni valorisable, ni recyclée (www.zerowasteswitzerland.ch); elle finit à l’usine d’incinération et produit des polluants atmosphériques (Office fédéral de l’environnement).

1 canette d’alu = TV allumée pendant 3 heures; le recyclage épargne 95% de l’énergie nécessaire au processus d’extraction et de fabrication; il réduit de 95% la pollution induite par ces opérations.

Astuces

1. Refuser tout ce dont on n’a pas vraiment besoin :

Cela commence à l’extérieur de chez moi. J’anticipe et je refuse toutes les choses, papiers, échantillons, sacs plastique, objets à usage unique qui entrent dans ma vie pour l’encombrer inutilement. Je dis simplement : non merci, je n’en ai pas besoin.

2. Réduire ce dont on a besoin :

Je réfléchis à mes besoins réels et je les mets en équation avec les ressources disponibles sur la Terre. L’abondance et le confort auraient-ils endormi ma conscience ? Il est possible de réduire l’utilisation de la voiture, le nombre d’emballages, l’impression des courriels, le nombre d’appareils et d’objets, etc… Je privilégie ce qui est disponible en vrac, je vais au marché local avec mes contenants.

3. Réutiliser ce qu’on ne peut ni refuser, ni réduire :

Je prolonge au maximum la durée de vie des objets en les réutilisant le plus longtemps possible. Je privilégie les contenants et ustensiles en matériaux durables (verre, tissu, métal). Je dépose les objets que je n’utilise plus dans une «ressourcerie» et je favorise les achats de seconde main ainsi que la réparation, plutôt que l’achat du neuf.

4. Recycler ce qu’on ne peut ni refuser, ni réduire, ni réutiliser :

Le recyclage n’est pas la panacée, car cela consiste à modifier un objet pour en créer un autre ; cette modification a un coût écologique non négligeable. Si j’ai bien géré les 3 premiers R, je n’ai que peu de recyclage.

5. Rendre à la terre le reste :

Je mets au compost les épluchures et tout autre déchet organique. Ils redonnent à la terre leur nutriment et deviennent naturellement une ressource. Enfin, je lis le livre de Béa Johnson « Zéro Déchet » et je le passe à mes copains.

La citation

«Nous avons un choix à faire: léguer des héritages matériels à nos enfants, ou leur transmettre les connaissances et les compétences nécessaires pour les aider à construire un avenir durable.» (Béa Johnson)

// Groupe Eglise & Environnement, Lausanne


Les gestes d’aujourd’hui tissent la vie de demain
Face à la détérioration du climat, on se sent très démunis… Or, aussi bien ce que l’on fait… que ce que l’on ne fait pas, a des conséquences. Cette rubrique suggère chaque mois quelques «écogestes», des idées, des actes qui pèsent moins lourds sur l’environnement. Quel rapport avec la spiritualité? Très simple: un peu plus d’être, et un peu moins d’avoir. Tout tient dans ces quelques mots que Jésus lui-même n’aurait pas démentis. Plus d’éco-gestes