L’Assemblée régionale de Lausanne – Epalinges s’est réunie le 19 janvier 2017 à Chailly. Face à un important manque de bénévoles dans les structures, elle a décidé de les simplifier pour mettre l’accent sur la vie de la Région sur le terrain.

Economiser des forces structurelles pour favoriser la vie de l'Eglise à Lausanne et Epalinges (photo ©Thinkstock)

Economiser des forces structurelles pour favoriser la vie de l’Eglise à Lausanne et Epalinges (©Thinkstock)

«Ce projet est l’aventure de toute une Région depuis plusieurs mois. Ce n’est pas le business de quelques personnes », a affirmé en introduction Marianne Bahon, présidente du Conseil régional. Devant les délégués de l’Assemblée régionale, elle présentait un important projet pour la vie de l’Eglise à Lausanne et Epalinges, issu d’une longue concertation.

«Depuis un certain temps, nous entendons qu’il manque des bénévoles à plusieurs endroits structurels. Aujourd’hui, nous avons le choix, soit d’aller chercher les gens de force, soit de reconnaître que les structures ne sont plus adéquates dans notre situation actuelle», a-t-elle précisé.

Le rapport du Conseil régional qualifie la situation de «grave»: les principales structures régionales sont en sous-effectif (Conseil régional, Bureau de l’Assemblée et Commission de gestion); l’Assemblée peine à atteindre son quorum et à remplir son rôle; le Conseil de service communautaire famille attend d’être constitué; seules deux ou trois plateformes travaillent à satisfaction; enfin plusieurs paroisses traversent de sérieuses difficultés financières.

Enjeu: la vie de la Région

Pour répondre à ces fragilités, le projet présente des mesures d’urgence, audacieuses et inédites dans l’Eglise réformée vaudoise: simplifier les structures pour mobiliser les bénévoles d’avantage sur le terrain. «Les structures ne sont pas une finalité, mais un moyen», a rappelé Marianne Bahon.

En clair, cinq mesures* ont été soumises au débat:

  1. Suspendre l’Assemblée régionale jusqu’à la fin de la législature, soit 2019.
  2. Pour la remplacer, constituer un Groupe de travail plus léger, formé des président(e)s des Conseils de paroisses et de services communautaires ainsi que de quelques ministres désignés.
  3. Renforcer le Conseil régional.
  4. Confier la vérification des comptes régionaux à l’Office de la chancellerie et des finances de l’EERV.
  5. Mettre un terme à ces mesures transitoires à la fin de la législature.

Un vote unanime

Le débat de fond a tout de suite révélé un large accord sur ce sujet. Toutes les prises de parole ont approuvé les mesures. Il faut dire que ce projet était le fruit d’une concertation avec les présidents des Conseil de paroisse et de services communautaires. Il avait également été avalisé par le Conseil synodal.

Par un vote unanime moins une abstention, les délégués ont donc accepté les mesures transitoires d’urgence entraînant la suspension de l’Assemblée régionale jusqu’en 2019, ainsi que la formation du Groupe de travail.

Faire circuler la vie

Parmi les futures tâches qui attendent la Région, le projet précise qu’il s’agira notamment de simplifier, voire renoncer à certaines activités; développer des synergies; mettre en place progressivement des groupements paroissiaux, non pas structurels mais opérationnels; réévaluer les plateformes; faire face régionalement à la diminution du nombre de ministres; rechercher des laïcs pour construire la Région de demain… Un membre de l’Assemblée a résumé ainsi la situation: «Les forces économisées sont là pour dynamiser la Région. Il faut faire circuler la vie.»

// G.D.

* Télécharger le document