« A quoi ça sert d’étudier si nous n’avons pas d’avenir ? » C’est un des nombreux slogans que l’on a pu lire lors des manifestions des jeunes en faveur du climat.

La question peut en effet se poser au vu de ce qui semble se profiler pour nous Terriens si l’atmosphère continue de se réchauffer et la biodiversité de disparaître (notre mois de février n’a rien eu de rassurant à ce sujet…).
Faut-il alors dire : « Mangeons et buvons car demain nous mourrons ! », ce que disaient au prophète Esaïe les Israëlites qui ne voulaient pas remettre en question leur mode de vie (Esaïe 21, 12-13) ?
Evidemment que non. C’est bien tout le contraire à quoi nous sommes tous appelés. Cela nécessite de mieux manger et mieux boire, c’est à dire mieux (et moins) consommer. Et pour cela davantage réfléchir, étudier, chercher des solutions sur le plan de la pensée. Mais aussi (et surtout) agir autrement. Changer de mode de vie. Construire concrètement sa vie sur d’autres valeurs que l’accumulation des biens matériels, (re)trouver des valeurs immatérielles. C’est Esaïe encore qui s’exprime : « Pourquoi pesez-vous de l’argent pour ce qui ne nourrit pas ? Pourquoi travaillez-vous pour ce qui ne rassasie pas ? Ecoutez-moi donc, et vous mangerez ce qui est bon, Et votre âme se délectera de mets succulents » (Esaïe 55, 2). La question est dès lors de savoir qui nous voulons écouter… et comment nous voulons agir !
 
// Virgile Rochat, pasteur à Chailly – la cathédrale