Plusieurs ministres rejoignent la Région Lausanne – Épalinges cet automne. Leur mission : accompagner et soulager la Région jusqu’à l’été 2021. En quelques lignes, chacun raconte d’oú il vient et ce qu’il apporte dans ses « valises pastorales ». Bienvenue à eux !

Bernard Bolay, pasteur, sera particulièrement actif dans le secteur formation d’adultes. Il se présente en répondant à quelques questions.

Bernard Bolay

Bernard Bolay

Comment vous présenteriez-vous en une phrase ?

Je suis un humain aimé du Vivant qui cherche au quotidien à vivre cet amour et de cet amour, sans toujours y parvenir.

Une expérience de foi particulièrement marquante ?

Que dire, il y en aurait tellement ? La dernière peut-être : accueillir, lors d’une préparation de mariage, la douleur d’une enfance difficile, les larmes puis le sourire, avec le sentiment d’être comme une sage-femme au moment de la délivrance.

Quel « plus » souhaitez-vous apporter à la Région ?

Je n’ai aucune prétention à cet égard, ne connaissant ni la Région ni celles et ceux qui contribuent à sa vie. Je viens, à la demande de la Région, apporter ce que je crois savoir faire et seul l’avenir dira si c’est un « plus ». Tout au long de mon ministère de pasteur, d’enseignant et de formateur, j’ai été un apprenant – et je continue de l’être – au contact des personnes rencontrées. Je ne sais qui, de moi ou des stagiaires que j’ai accompagnés durant mes douze années à l’Office Protestant de la Formation, a le plus appris. J’ai tenté d’apporter mon écoute, mon humanité, mon expérience dans la recherche d’une co-construction du savoir, et c’est dans cet esprit que j’apporte ma petite pierre à l’édifice à cette Région.

L’Eglise doit changer, impérativement, et ce changement passe, à mon sens, par une plus grande implication de l’ensemble des paroissien·ne·s à la vie cultuelle. L’Evangile ne se dit jamais que de façon dialogique, quand des femmes et des hommes témoignent du Vivant rencontré dans leur propre expérience et tentent d’en rendre compte, tout en accueillant la parole des autres, aussi légitime que la leur.

Pouvez-vous nous en dire plus sur la formation de célébrant laïque que vous mettez sur pied ?

Je crois que notre EERV s’est par trop cléricalisée, ne laissant dans la célébration que peu ou pas de place aux laïques – je n’aime pas ce terme dans la mesure où je me considère moi aussi comme un laïque et non comme un clerc. Il est temps aujourd’hui, et pas seulement parce que le manque de ministres se dessine à l’horizon, de retrouver le sens du sacerdoce universel et sa concrétisation dans la célébration. Le ministre n’a pas le monopole du témoignage, de la parole inspirée ou de l’expression de la foi et la communauté croyante ne doit pas se priver de l’expérience des un·e·s et des autres. Je parle de célébrant·e et non de prédicateur ou de prédicatrice, parce que je pense qu’il est nécessaire d’expérimenter d’autre forme de célébration, surtout si le ministre est absent.

Quelles autres formations d’adultes proposerez-vous ?

Dès novembre je propose une série de cinq études sur l’épître aux Philippiens à La Croix d’Ouchy et à Saint-Marc.