Un pasteur lausannois propose deux grandes  occasions de vivre un pèlerinage ces prochains mois: 15 jours de marche sur le Chemin de Compostelle et 9 jours en Israel sur les pas de Jésus. Explication.

Le pèlerinage, un chemin qui nous conduit… ailleurs (photo ©Tanrub).

Toutes les religions proposent des pèlerinages comme des occasions de grandir spirituellement. Dans l’islam, c’est l’un des cinq « piliers ». Pour le judaïsme, le pèlerinage est au coeur de la pratique ! Il importe de se rendre chaque année trois fois en pèlerinage à Jérusalem : pour Pâques (Pessah) bien entendu, mais aussi pour Pentecôte (Chavouot) et pour la fête des « Cabanes » (Sukkot) – la joyeuse précarité. Comme l’eunuque éthiopien d’Actes 8, Jésus lui-même, en famille puis avec ses disciples, s’est fait une joie de participer à ces « montées » vers la ville sainte. 

Pour les croyants, il est essentiel de se souvenir qu’on est « étrangers et voyageurs sur la terre » (Hébreux 11/13 ou I Pierre 2/11). C’est le sens étymologique du mot pèlerin, « peregrinus » : littéralement « celui qui traverse les champs ». Le terme est devenu synonyme de « étranger ». Dans notre période de vagues migratoires, si on renommait les réfugiés des pèlerins ? Est-ce qu’on les percevrait autrement ? 

Le sens du chemin

Quand on voyage, on ne reste pas « chez soi ». On sort de sa zone de confort. On prend le risque de se confronter à des réalités nouvelles. A chaque pas, on vit le miracle d’un déséquilibre qui fait avancer… 

Le pèlerin est donc un aventurier, un chercheur d’une « terre promise » différente de tout ce qu’il connaît. Il y a un risque à prendre et une promesse, heureusement : celle de changer en ouvrant de nouveaux horizons. 

A la suite de Jésus qui se présente sans cesse en mouvement – et qui a fait du chemin l’une des métaphores principales pour parler du salut –, le christianisme s’est construit au travers de pèlerinages. Celui de Compostelle a vu, en plein Moyen Age, jusqu’à un million de personnes certaines années se lancer sur le Camino. C’est dans cet élan que nos églises – et l’Europe – se sont construites en même temps que la civilisation dont nous avons hérité. 

L’autre grande aventure de pèlerinage historique, ce sont évidemment les folles expéditions pour « libérer le tombeau du Christ ». Les croisades, tellement décriées aujourd’hui, sont nées à la base d’une très intense soif de contact avec la mémoire des merveilles.

// Dominique-Samuel Burnat, pasteur


Informations pratiques

7 ou 14 jours de marche sur le Chemin de Compostelle 

Entre le Puy et Conques, avec le choix de vivre deux semaines de marche (variante A: 211 km en 14 jours pour 1 099 fr.), ou seulement la première semaine (variante B: 96,5 km en 7 jours pour 599 fr.) ou seulement la deuxième semaine (variante C: 114,5 km sur 8 jours pour 699 fr.). Date: variante A, du 13 au 26 octobre 2019; variante B, du 13 au 19 octobre 2019; variante C, du 19 au 26 octobre. Plus d’info.

9 jours sur les pas de Jésus en Israël

3 jours dans le désert, 3 jours à Jérusalem et 3 jours en Galilée pour 2 490 fr. 
Date: autour de Pâques 2020, du 14 au 22 avril 2020.
Soirée d’information: samedi 18 mai 2019, de 18h à 19h30 à l’église de Bellevaux (Aloys-Fauquez 21, Lausanne). Plus d’info.

Délai d’inscription:

Pour les deux pèlerinage: 30 juin 2019.

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