Bertold Brecht, grand écrivain et dramaturge allemand, l’avait relevé sur un ton moqueur : « A Pentecôte, les cadeaux sont petits, alors que Pâques, les anniversaires et Noël rapportent bien. » C’est vrai pour les cadeaux pour lesquels il faut débourser !

A Pentecôte, il n’est… exceptionnellement… pas question de cadeaux à choisir, de ruée dans les magasins, de chiffre d’affaires, de décorations et de musiques de circonstance pendant les courses. Le mercantilisme n’a pas eu de prise sur l’Esprit, quel bonheur !

Nous pouvons donc vivre Pentecôte libres de ces contraintes et juste recevoir. Un cadeau qui ouvre les esprits des amis de Jésus, qui les enflamme, encore et toujours, qui les met en marche, depuis des siècles et jusqu’aux quatre coins de la terre. Ce cadeau, c’est l’Esprit de Dieu, qui renouvelle, vivifie et inspire esprits et pensées des personnes touchées par la vie de Jésus-Christ, de telle sorte qu’elles en deviennent même témoins. Ce n’est pas que du vent !

Sans le cadeau gratuit de l’Esprit de Dieu, sans l’élan et l’énergie qui habitent les amis de Jésus, la nouvelle de sa naissance, de sa vie, de sa mort et de sa résurrection n’aurait pas été racontée, transmise, vécue.

Les cadeaux monnayables sont minimes à Pentecôte ? Soit. Bien plus intéressante est la vie qui en découle et qui peut et veut toucher nos vies. Viens, Esprit de Dieu, viens renouveler ma vie et mon énergie, ma joie et mon amour. Joyeuse Pentecôte !
 
// Hermann Vienna, pasteur au Sud-Ouest lausannois et à Saint-Jean